2) Les femmes et le monde du travail

  • Les femmes  sont soumises, au quotidien, à plus de discriminations, de précarité et de chômage que les hommes mais il y a aussi un écart considérable entre les rémunérations des hommes et des femmes. De plus, elles n’ont pas les mêmes avantages sur le marché du travail, d’autant plus que la femme y est rentrée beaucoup plus tard et commence à s’affirmer, avec encore beaucoup de mal.
  1. Les femmes face à l'emploi

A l’embauche, il existe plusieurs sortes de discriminations comme celui par rapport à l’âge, aux origines, à l’apparence physique, aux mœurs, à l’orientation sexuelle, à l’état de santé ou à l’handicap, que ce soit pour les hommes et pour les femmes.

Pour les femmes, nous pouvons retrouver encore d’autres discriminations comme celui de la maternité et les gardes d’enfants. Les patrons font plus attention à l'embauche d’une femme car le fait qu'elle puisse tomber enceinte ne va pas dans l'intérêt de l'entreprise. De plus, après la grossesse, elle aura le droit à un congé maternité. Et son absence peut-être un problème pour l’employeur.

Si elle a déjà un, ou plusieurs, enfants, l’employeur se méfiera car elle risque d’être en retard à cause de l’accompagnement des enfants à l’école, ou d’une indisponibilité de dernière minute car l’un d’eux peuvent tomber malade et obligera la mère a resté auprès d’eux.  C’est pourquoi les femmes ont souvent choisis de travailler à temps partiel.

Le travail à temps partiel est un phénomène récent des années 1980, ou près de 1,5 millions d’actifs y sont adhérents. Cela permet aux femmes d’avoir plus de temps pour leurs domiciles, ou même pour elles. Les femmes sont bien plus victimes de la précarité et du sous-emploi que les hommes. Il y a 82% des femmes de la population active et 20% d’elles travaillant à temps partiel pour 4% d’hommes, comme nous le montre ce tableau ci-dessous :

 

Cependant, toutes les femmes travaillant à temps partiel ne l’ont pas toutes voulu. Les caissières, vendeuses, ou encore les femmes de ménages, qui préfèrent avoir un emploi avec des heures extrêmement décalées et éclatés et un revenu mensuel inférieur au SMIC qu’être au chômage, car beaucoup de femmes sont en sous-emploi, dans une situation où elles travaillent moins que ce qu’elles veulent.

Il y a, d’après l’INSEE, en 2007, 1,1 millions de femmes dans cette situation contre 300 milles hommes. Ce travail à temps partiel est remis en question car l’avenir du salariat féminin est multiplié rapidement par leur effectif. Et les femmes qui veulent « travailler plus pour gagner plus » auront du mal car on ne peut pas associer les faibles revenus et une vie professionnelle qui est hachée par le chômage et les petits boulots.

De plus, d’après l’INSEE, les femmes ont une pension deux fois plus inférieure à celle des hommes (692 euros pour les femmes contre 1 535 pour les hommes). La retraite est aussi très inférieure pour les femmes, quasiment la moitié de celle des hommes. C’est en 1990 que ce taux se resserre et est à moins d’un point d’écart en 2009. Évolution du taux de chômage par sexe en France :

 

 

Comme on le voit sur ce graphique, les femmes sont bien plus touchées par le chômage. Elles sont pratiquement 50% à être au chômage lorsqu’elles ont moins de 30 ans alors que 41% des hommes  sont touchés. De 30 ans à 49 ans, les femmes sont moins touchées, 28% contre 21% des hommes. Cela se stabilise un peu plus quand elles ont plus de 50 ans, elles sont 11% pour 12% des hommes. Mais cela ne change pas le fait qu’elles soient plus touchées par le chômage que les hommes, qui connaissent moins d’inégalités au travail que les femmes.


Après une scolarisation aussi orientée en fonction du sexe, les femmes sont souvent face à des même postes et donc, confrontées aux même problèmes. Les hommes sont peu touchés par le chômage, car les filières fréquentées amènent à beaucoup plus de débouchés que les femmes, et donc, en poursuivant leur études, ils peuvent accéder à de hauts postes ou à des secteurs  particuliers et plus rentables, où le temps partiel est moins fréquent et où le chômage est rare.

Avec l'orientation sexuée dont sont victimes les femmes (elles sont amenées, souvent implicitement, à choisir des filières qui ouvrent sur des débouchées dans des secteurs moins rentables que les hommes) elles sont moins nombreuses dans ce cas-là. Ces choix d'orientation ont un effet sur leur carrière professionnelles.

 

   2. Les femmes dans l'emploi

Dans le travail, l’inégalité la plus trouvé est l’écart de salaire. En 2002, les femmes gagnaient 18% de moins que les hommes. Même si ce pourcentage tend à réduire, puisque l'on observe qu'en 1950, la femme gagnait 34% de moins qu'un homme, la différence de salaire reste importante pour tous temps confondu. (cf doc 1)

Le premier facteur susceptible d'expliquer ces inégalités de salaires est la différence du temps de travail. Les femmes sont 5 fois plus souvent en temps partiel que les hommes (cf doc 2). Donc il est logique que leur revenu tous temps de travail confondu soit inférieur à celui des hommes. De plus les hommes font plus d'heures supplémentaires ce qui augmente leurs salaires. Pourtant, même à poste equivalent et à expérience équivalente : les femmes touchent 10 % de moins.

 

Doc 1

 

Doc 2

 

Les femmes qui n’ont aucune qualification spécifique sont les plus touchées par cet écart de salaire et cette situation est beaucoup plus durable que lorsqu’un homme est dans cette situation. Pour certaines femmes, ces sacrifices sont dus à leurs vies familiales. Malgré un fort taux de femmes sur le marché du travail depuis quelques années, la présence hommes/femmes n’est toujours pas mixte. Cette importance du nombre de femmes s'explique par la progression de l'enseignement pour les filles.

Les femmes ont atteint des professions plus prestigieuses,elles ont réussi à avoir des postes dits « masculins ». Cependant, si certaines femmes activent atteignent des métiers rentables et haut placés, d’autres, la majorité, n’ont pas pu réussir dans le système de formation nécéssaire pour accéder à un secteur rentable, elles ont du se tourner vers des emplois moins qualifiés. Dans les emplois du secteurs tertiaire elles  sont  87% pour 60% d’hommes.

Aujourd’hui, il y a une bipolarisation qui s’est mise en place, avec d’un côté les femmes dans le tertiaire de le l’autre celles qui parviennent aux emplois qualifiés. Malgré le fait que les femmes aient un bon niveau au niveau de la scolarité, la différence est considérable entre le diplôme et l’obtention d’un emploi qualifiée. On dit qu’elles sont victimes du « plafond de verre », une frontière magique qui leurs permets très rarement d’atteindre les hauts postes tandis que les hommes sont confrontés à une « paroi de verre », ils atteignent facilement les postes les plus hiérarchiques et les plus rentables.

On voit donc le blocage auxquelles les femmes se confrontent.L'image ci-dessous illustre bien la situation. A cause des choix faits au préalable, ces même choix étant orientés par le système scolaire qui réserve une place spécifique aux filles avec des filières qui leur sont presque "réservées", le processus d'ascension professionnelle est plus lent pour les femmes.

Elles accèdent, à cause des filières choisies préalablement et aux études supérieures s'inscrivant dans la lignée de ces filières, à des postes et à des secteurs peu rentables et sont plus touchés par l'inactivité, le chômage, le temps partiel... Ainsi, elles mettent plus de temps pour accéder à un poste haut placé.  En second lieu, les déroulements de carrière peuvent être entravés par les interruptions liées aux maternités, les périodes de travail à temps partiel ou, tout simplement, par des difficultés spécifiques pour accéder aux échelons supérieurs. (ce qu’on appelle le « plafond de verre »)

Tandis que l'homme prend l'ascenceur professionnel et arrive très vite à des postes à hautes responsabilités, les femmes, elles, prennent l'escalier professionel, et se battent pour accéder à ces même postes, plus difficiles d'accès de par leur formation n'y convenant pas et n'étant pas prévue pour accéder à ceux-ci.

 

En conclusion...

En plus des inégalités de salaires, les femmes sont plus touchées par l'inactivité, elles sont 1 million de plus que les hommes en 2007) [cf doc 3] et par le chômage [cf doc 5]. On les retrouve très présentes dans les postes à temps partiel [cf doc 2], 5 fois plus que les hommes; ainsi que dans les secteurs dits "féminins" tels que l'éducation, l'action sociale, et la santé, alors qu'elles sont peu présentes dans les secteurs dits "masculins" comme l'industrie [cf doc 4] Ces inégalités résultent principalement des choix faits au cours de leur scolarité, orientés vers des filières ne donnant pas (ou difficilement) accès à des secteurs rentables et à des métiers hauts placés comme nous l'avons vu précédemment. (Leur ascencion professionnelle peut aussi être ralentie par des interruptions dûes à une grossesse et les conditions de travail qui en découlent).

 

                                     Doc 1                                                  Doc 2                                                               Doc 3

 

Mais alors, quelles solutions à ces inégalités ?

Beaucoup d'entreprises s'engagent pour changer les choses. Par exemple, beaucoup d'entreprises européennes du secteur technologique s'engagent  pour attirer davantage de femmes dans le secteur des technologies de l’information et des communications (TIC), afin de changer les secteurs de prédilection des femmes dans lesquels elles sont très présentes comme nous l'avons vu précédemment.

Six mois seulement après le lancement par la Commission européenne d’un code des meilleures pratiques en faveur des femmes dans le secteur des TIC, le nombre de signataires qui se sont engagés à encourager les jeunes femmes à étudier et à choisir des carrières dans les télécommunications, la technologie et l’internet a été multiplié par 5, pour passer de cinq à 28. La Commission a également lancé ce jour le répertoire européen « femmes et TIC », un nouvel outil en ligne qui regroupera toutes les informations sur les activités et les emplois dans l’UE en lien avec les femmes et les TIC.Pour lutter contre le sexisme qui sévit dans de nombreuses entreprises, Danone lance, du 9 au 11 décembre 2010 à Evian, le premier séminaire de leadership féminin. Baptisé "Oser être soi pour pouvoir agir", cet événement vise à ouvrir le débat sur la nécessaire mixité dans les organisations, mais aussi à stimuler les futurs cadres au changement des mentalités.Les partenaires de l'opération (dont le Crédit Agricole S.A et KPMG) ont d'ores et déjà initié le mouvement en favorisant l'évolution des femmes au sein de leurs organisations.

Nous avons décidé de prendre l'exemple d'entreprises qui s'engagent pour réduire ces inégalités.  Fin 2009, 15 grands patrons s’engageaient officiellement avec Madame Figaro pour faire progresser l'égalité professionnelle hommes-femmes. Un an après, le magazine a publié le bilan des mesures qui ont été prises.

 

 

Pour la majorité des entreprises, elles ont dépassé les attentes ou ont rempli la mission. Le bilan est donc positif. Les entreprises ont été jugées sur six critères dans lesquels ils devaient prendre des mesures afin d'améliorer la situation des femmes. Nous avons choisis de vous en présenter 5.

 

 

On observe que même si certains obstacles persistent (peu de femmes dans les CA par exemple, les écarts de salaire qui restent importants, les congés maternités qui entrainent du retard dans la vie professionnelle des femmes), certaines mesures ont considérablement amélioré la situation des femmes au sein de ces entreprises.

Le nombre de femmes augmente fortement dans les comités de direction, les femmes accèdent maintenant à des postes à hautes responsabilités. De plus des programmes mixité sont mis en place afin de former les femmes à être plus confiante, des sortes de "coaching" au sein des entreprises afin de donner aux femmes le pouvoir de s'affirmer. Des réunions sont organisées avec les femmes du management (notamment chez Coca-Cola) ainsi que des meeting et des débats destinés aux femmes.

Enfin, le congé maternité est mieux encadré avec des entretien avant et après celui-ci. Le combat pour la parité hommes/femmes au sein du travail est en marche. Même si d'importantes mesures restent à prendre, notamment pour l'écart de salaire, les femmes sont aidées afin de se battre pour accéder à des meilleurs postes.

Ce n'est pas seulement dans le monde du travail que les femmes se battent pour avoir plus de responsabilité et pour atteindre une égalité avec les hommes, elles se livrent à un combat qui poursuit les même objectifs en politique...

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